Agadez le 09 novembre 2010
NB/malheureusement AREVA attend toujours un événement pour ce rappeler des dommages qu'elle a causer au nord niger,cette foi c'est âpres la signature des contrat avec la chine qu'elle essai de ce faire belle aux yeux des populations qu'elle a piller depuis plus de 40 ans sans mesures d'accompagnement et la dernières foi c'était a sa 100000eme tonnes d'uranium exploiter dans la région d'Agadez qu'elle signer une convention de financement d'un projet dans l'EGHAZER ET LE TAMASNA en 2006 et c'est encore ce même dossier qui revient sur la table (hier nous avons assister a une reunion a agadez pour le début de l'étude de faisabilité du projet). je compte sur vous pour publier un rappel sur la lutte de la société civile de la région d'agadez contre AREVA-NC.
Arlit, le 05 Novembre 2006
Déclaration de la société civile d’Arlit à l’occasion de la
marche et meeting du 05 Novembre 2006, A l’intention
d’Areva Nc Niger et ses filiales.
Honorables Députés nationaux,
Monsieur le Préfet du département d’Arlit ;
Monsieur le Maire de la commune urbaine d’Arlit ;
Messieurs les Maires des communes du département ;
Messieurs les Directeurs Areva Nc et filiales au Niger ;
Honorables chefs traditionnels ;
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux ;
Mesdames et Messieurs ;
Distinguées invités ;
Il vous souviendra il y a six mois de cela, le 3 mai 2006, la population d’Arlit était dans la rue pour manifester son mécontentement et sa colère face à la tragédie de l’uranium qui a sévi depuis un demi- siècle dans la région d’Agadez et le département d’Arlit en particulier.
Cette tragédie dont l’auteur et le maître d’œuvre n’est autre que Areva et ses filiales Somaïr et Cominak, n’a pas fini de plonger les populations d’Arlit dans la misère honteuse, l’exclusion, l’injustice, la destruction de l’environnement, le désastre culturel et le chaos social.
Comme vous le savez, depuis la marche de 03 mai 2006, Areva et ses filiales ont considéré que les préoccupations exprimées par la population à travers la société civile, sont des sujets marginaux auxquels il ne faut accorder aucun crédit au risque de compromettre la suprématie d’Areva. En effet, pour mettre fin au débat qui veut traiter des problèmes essentiels tels que : les embauches, l’attribution des marchés, la sous traitance, la protection de l’environnement et les investissements au développement, les dirigeants d’Areva, d’un ton menaçant et irrespectueux, répètent que personne ne peut les obliger à changer leur pratiques.
Voilà une population otage de la richesse de son sous sol.
Voilà la jeunesse victime d’un système de parents amis et connaissance.
Voilà un environnement totalement détruit et saccagé.
Voilà une richesse du sous- sol mise à la disposition d’Areva sans contrepartie aucune.
Voilà une population et sa jeunesse en particulier qui cherchent leur nationalité car tous les nigériens ont droit au travail dans les filiales d’Areva, sauf ceux d’Arlit ou ceux de la région d’Agadez.
Voilà que les dirigeants d’Areva brandissent les questions ethniques alors que tous le système, toutes les directions, toute la hiérarchie dans les filiales d’Areva est construite sur des bases ethniques ; que chacun regarde autour de lui, que chacun s’interroge sur combien des parents il a fait embaucher de manière irrégulière, combien des parents il a propulsé dans des hauts postes de responsabilité. Au nom de quelle réglementation cela a-t-il été possible ?
Au moment où la population crie sa misère, les femmes pleurent leurs enfants exclus et abandonnés par le ce système terrible d’Areva, l’uranium se vend très bien dans le monde à 60 000 FCFA /le kilo, celui d’Arlit et du Niger se vend à 23 000 FCFA le kilo. Même à ce prix, la vente de 100 mille tonnes d’uranium est pharaonique et rare sont les calculatrices qui peuvent contenir en chiffre le nombre de milliard de FCFA ( 2 350.109 ). Il est curieux que le Niger reste aujourd’hui dernier au classement des pays malgré l’uranium sorti de ses entrailles. Toute la production des mines en France n’a donné que 70 mille tonnes et ce pays est fier d’avoir sa bombe atomique.
L’année 2006 sera l’année des 100 000 millièmes tonnes d’uranium extraite à Arlit par Areva et vendu par Areva à Areva. 100 000 tonnes d’uranium, c’est le vieux rêve des enfants européens des années d’après guerre qui en 1958 recherchent dans la région d’Adagez une province uranifère de 100 000 tonnes. C’est aujourd’hui accomplit à Arlit grâce au sacrifice des enfants nigériens, à qui on a détruit l’environnement, briser la jeunesse, détruit la culture, marginalisé dans toutes les affaires de leur terroirs.
Dans moins d’un mois, le 02 décembre 2006, Areva va organiser une fête ici à Arlit pour fêter ce rêve « réalité » de 100 000 t d’uranium pillé. Cette idée diabolique de fêter le pillage est l’œuvre des supermans qui ont perdu le sens de l’honneur et de la dignité. La population est invitée à venir s’observer et se faire observer par ses propres « voleurs »d’une part et d’autre part à danser et faire danser leurs chameaux et ânes.
La population est obligée de danser, obligée de faire danser ses chameaux et ses ânes parce que tout simplement on l’a affamé, appauvri, clochardisé, exclus et marginalisé pendant tout le temps qu’a duré le pillage.
Au finish pour ce qui ont la « chance » d’être obligé de danser et chanter, il y aura quelques grains de mil ou de riz, un peu du tabac et le vol continu.
Que Dieu pardonne à tous les innocents organisateurs et participants qui ne pourront sans doute pas résister au Satan.
Le spectacle que nous offre Areva Nc Niger dans les recherches d’uranium d’Imouraren dans la commune rurale de Dannat et Afoudey dans le département de Tchirozerine sont révélateurs de la terreur qui s’en suivra. Au moment où nous parlons, les populations et leurs bétails ont déjà consommés de l’eau contenant de l’uranium dans cette zone parce qu’Areva leur a livré cette eau sans l’avoir analysée radiologiquement. La recherche minière elle- même s’effectue sans aucun respect des populations. Il faut noter que cette prospection à démarrer sans aucune étude d’impact environnementale. Les animaux sont entrain de courir dans tous les sens à cause des machines et d’innombrables véhicules, tous l’espace pastoral est transformé en trou et dunes jusque dans les cases et les puits pastoraux, en un mot, il s’agit d’une zone pastorale exagérément mécanisée.
Sur le plan de l’emploi, tous les rébus des autres filiales Somaïr et Cominak, qui ont déjà touché des primes de départ sont revenu à Areva Nc Niger, pendant ce temps les enfants de ce terroir sont exclus et ignorés, c’est le partage du gâteau qui recommence.
C’est dans cette atmosphère qu’Areva et ses filiales au Niger décident de tout : qui va danser, qui va chanter, qui va fêter, qui va travailler, qui va déménager sa case, qui va parler, qui va boire de l’uranium.
L’obtention des permis d’exploitation d’Artois pour la Somaïr et Afasto- ouest pour Cominak est un chèque en blanc délivré par le Ministère de l’environnement et de la lutte contre la désertification. Chacune de ces deux filiales d’Areva est entrain de brandir ce permis pour prouver qu’elles ont le droit de tout détruire, de décider de tout, d’importer et de stocker des quantité des matières telles que le soufre, le carbonate, le nitrate et les explosifs dans des proportions dont il faut vérifier la conformité à la réglementation. Un vibrant appel est lancé à l’endroit des autorités compétentes pour mettre fin au stockage sauvages de matières dangereuses en zone industrielle de Somaïr et de Cominak.
Face aux enjeux environnementaux et sécuritaires d’une part et aux enjeux socio-économiques que présente l’extraction de l’uranium, la population, les ONG et les associations n’ont pas le droit de parler du développement durable : c’est cela la devise d’Areva pour exploiter l’uranium Nigérien.
Comme vous le savez, l’argent de l’uranium nigérien ne sert pas au développement, il sert surtout au Niger à entretenir la passivité des consciences et surtout à écraser tous ceux qui osent contredire, critiquer ou revendiquer.
Voilà pourquoi Areva et ses filiales ont méprisé nos préoccupations de :
- Recrutement des jeunes du département et de la région.
- La question de la sous traitance.
- L’enveloppe qui doit être réservé au développement durable chaque année.
- L’étude épidémiologique et sanitaire.
- La protection de l’environnement.
- Le bitumage des routes d’Arlit.
- Un périmètre d’irrigation pour résorber le chômage et permettre à la population d’améliorer les conditions alimentaires.
- L’attribution des marchés
- fond pour les générations futures
S’agissant de la fête des 100 millièmes tonnes d’uranium, elle sera aussi la fête de 100 millions d’arbres détruits, 100 millions de biches, autruches et autres animaux sauvages détruits, 100 000 êtres humains dont la culture et la vie sociale ont été désorganisées, 100 millions de trous et 100 millions de dunes de sable et enfin plus des 100 millions de tonnes d’eau gaspillée. Nos banderoles seront au rendez pour accompagner les fêtards enfin que les images reflètent cette triste réalité. C’est aussi cela que les journalistes de la fête vont découvrir le 02 décembre 2006, si la puissante Areva ne déploie pas sa milice contre nous.
Autrement Areva doit mettre à profit sa 100 millième tonnes pour annoncer des beaux projets pour le développement économique et social des populations.
Le projet SYSMIN de reforme de hôpitaux SOMAIR et COMINAK est entrain d’être finalisé en cachette par AREVA car c’est la seule autre idée diabolique que ses savants ont trouvé pour se débarrasser d’une population qui devient de plus en plus encombrante pour accéder à cet uranium « banza ».
Hier seulement à l’occasion de l’imminence de la marche de la société civile et à grand frais médiatiques (ORTN / Agadez / Areva), les tirailleurs d’Areva s’embusquent derrière le nettoyage de la principale artère d’Arlit dans un nuage de poussières et l’improvisation de la réception d’un lot de fournitures scolaires dont la moitié sera livrée à la prochaine manifestation de la société civile. Décidément la tricherie est une arme privilégiée par Areva mais ces genres d’improvisations sont loin d’ébranler l’attention et la motivation des populations.
Conséquemment à tout ce qui précède, nous prenons en témoin l’opinion nationale et internationale sur le risque d’installation dans la zone, d’un climat incertain comparable à celui qui sévit dans le delta du Niger au sud Nigeria, nous exhortons les autorités politiques Nigériennes et Françaises, les élus locaux et les chefs traditionnels d’influer de leur pouvoir pour faire fléchir Areva.
Face à cette machine puissante d’Areva et à tous ses bras armés, la population est loin de la résignation et compte confier son sort aussi à la divinité et prier dans toutes la prodigieuse mosquée de l’Aïr et tous les espaces de prière d’Arlit, pour que soient évités et châtiés les différents péchés d’Areva et ses commanditaires.
Vive la société civile.
Vive le Niger.
<span>Ont signé</span>
<span>Pour la section SNEN</span> : Abdourahmane Maouli
<span>ONG Aghirin’man</span> : Almoustapha Alhacen
<span>Association Alhak N’Akal :</span> Boutali Tchiwerin
<span>Union de coopératives agricoles :</span> Abdo Mohamed
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<span>Association des sans emploi :</span> Alassane Amri
<span>ONG Agaji</span> : Afizou Hamani
<span>Association CHAT-AHAD</span> : Ahzara Ahmed


















