Partager l'article ! L'âme qui brûle.: Mon âme brûle devant l'immense oubli qui m'a retenu. Mon âme brûle parce que l'eau qui assouvit la soif n' ...
Ibrahim Abrebon de Tinariwen
Keddo ag Ossad de Terakaft
Mano ag Dayak
Abdalla ag Oumbadougou
Hawad Poete et caligraphe
les oeuvres
Mon âme brûle devant l'immense oubli qui m'a retenu.
Mon âme brûle parce que l'eau qui assouvit la soif n'y est plus, les mares qui
l'ont contenue sont englouties.
Mon âme brûle d'envie et de nostalgie de toute la vie qui m'a
trahie.
Mon âme brûle parce que le bonheur qui l'a soutenu a
disparu.
Mon âme brûle parce que toutes les directions sont
confondues.
Mon âme brûle de ne pas dire tout ce qu'il y a à dire.
Mon âme brûle devant le Ténéré qui défile comme un fil sans
soutien.
Mon âme brûle parce que toute la tribu se disloque comme l'horizon qui s'ouvre
sur un monde à peine en vue.
Mon âme brûle parce que toutes les valeurs humaines ne tiennent
plus.
Mon âme brûle pour trouver l'escalier qui monte droit vers les
cieux.
Mon âme brûle parce qu'elle se souvient des jours meilleurs perdus. Il fait
nuit dans mon âme, en cherchant la lumière au bout du tunnel sans fond, le cri de l'âme de toute une tribu qui lutte contre la misère et l'oubli devant les portes de l'infini.
Mon âme brûle parce qu'elle se souvient des jours meilleurs perdus. Il fait
nuit dans mon âme, en cherchant la lumière au bout du tunnel sans fond, le cri de l'âme de toute une tribu qui lutte contre la misère et l'oubli devant les portes de l'infini.
Mon âme gémit à l'approche de l'ennemi qui coupe toutes frontières du pays qui
ont bercé la transhumance des nomades, des plaines aux dunes enchantées, moi, petite entité, j'ai cheminé comme égaré d'une planète à l'autre toutes consumées. Ô Dieu des âmes perdues par les
tempêtes folles de vie, admire l'effort fourni par ces hommes et ces femmes qui luttent pour la survie, l'âme et l'esprit se disputent pour ne pas tomber dans le chaos de
l'oubli.
Souéloum
Diagho
village du Niger perdu au cœur de l’Aïr à 200 km d’Agadez, est aussi une superbe oasis. Timia est sans doute l'une des plus belles, sinon la plus belle des oasis de l'Aïr. Vous découvrirez le village et ses maisons blotties de part et d'autres de la vallée sur les flans des montag
nes. Vous serez surpris par la palmeraie et les jardines verdoyants où les senteurs des agrumes le disputent à celle de la menthe, du cumin et de l'anis étoilé. Ensuite ce sera la visite du célèbre fort Massu perché sur une colline abrupte et la guelta communément appelé las " cascade de Timia ".
Le Ténéré, « désert des déserts », est la partie centrale du Sahara qui s'étend au Niger. Le terme vient du tamasheq la langue des Touaregs — et signifie simplement « désert ».
Il s'étend sur 1500 kilomètres du nord au sud et sur 1200 kilomètres d'est en ouest, du Tibesti (Tchad) au massif de l'Aïr (Niger).
Le Ténéré est caractérisé par ses ergs qui peuvent atteindre près de 300 mètres de haut et qui s'étendent sur des milliers de kilomètres.
Il cache des oasis, comme Bilma, Chirfa, Djado, Fachi, Seguedine et Dirkou, principalement peuplées de Toubous et de Kanouris, ainsi que des villes abandonnées pour des raisons encore inconnues, comme celles de Djaba et de Debessa.
merci igor pour votre commentaire qui temoigne de la soif du voyage et de l'amour du ténéré. votre commentaire me donne aussi l'envie et le courage de continuer à bien alimenter mon blog,